Documentaire de création : Cuba ¿ Como nacieron los peces en el lago ?

        ¿ Como nacieron los peces en el Lago ?  

DVD-Cuba

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cuba, janvier-février 2015

Que disent les Cubains de leur Cuba ? Y rester, en partir ? Comment découvrir Cuba sans laisser émerger ce terrible dilemme ?
Des portraits d’ une grande intensité et des images vagabondes qui font écho aux propos recueillis comme si l’ île venait donner raison à ces Cubains convaincus. Où l’ on aborde les thèmes de l’ exil, du colonialisme, de l’ esclavage, du socialisme, de l’ économie, de l’ éducation.
Un voyage en mouvement et en musique, de l’ un à l’ autre et vers tous.
Avec la parole de 4 écrivains: Leonardo Padura, Nancy Morejón, Lorenzo Lunar, Veronica Vega, de musiciens : Carlitos Irarragorri, de peintres: Danielo Moreno, de paysans, et bien d’ autres.
Un voyage à Cuba, avec la capitale, La Havane et quelques grands villes, Trinidad, Viñales, Santiago de Cuba, Santa Clara.

 

 » Je viens de visionner à l’instant votre film sur Cuba. Enfin. Enfin dans ce déferlement d’imbécilités une approche mesurée, sensible, intelligente. Ni propagande pour ou contre, ni film à la gloire, ni film sauce CIA. La réalité, enfin.
J’aime le rythme, la qualité de la photo, les personnages interviewés. Des vrais gueules. Et de vrais problèmes posés. La conclusion de Padura pose les vraies questions.

Donc, j’ai aimé. Et cela mériterait un passage sur Arte, par exemple. Une remarque.

   Les problèmes du « départ » et maintenant du « retour », les difficultés de la vie quotidienne, les manquements à la démocratie ( telle que nous la concevons, c’est à dire à notre sauce, à l’occidentale), ne viennent pas de nulle part: un pays sous embargo depuis un demi siècle, soumis à toutes les agressions peut-il être un terreau pour le développement harmonieux? Comment expliquer qu’une  » dictature » accouche d’autant de profs, de médaillés olympiques, de médecins etc… 11 millions d’habitants et ce pays fait la  » une » de l’actualité mondiale depuis 50 ans. Pourquoi les latinos conservent de l’affection pour la révolution cubaine? Pourquoi une passion démesurée ou une telle haine alors que des pays proches et de dimensions presque identiques vivent sous la botte, dans le marasme et la violence et le silence médiatique total. Je sais, vous savez tout cela mais le spectateur, surtout les jeunes, lorsqu’ils auront terminé de voir votre film n’en sauront rien.

   Je me suis laissé aller. Je vous répète: votre film mérite d’être vu et j’ai aimé. L’avalanche de stupidités entendues ces derniers jours montre qu’une autre approche est possible: la votre.

Amicalement à vous

José Fort.  Journaliste et correspondant à La Havane

voir un extrait sur Vimeo:    https://vimeo.com/190684330

Film sélectionné par le Festival Documental, Lyon, Opéra du 23 au 28 novembre 2015. Projection le jeudi 26 novembre,
Opéra de Lyon, 18 h 30

Palpitations Cubaines
 Jean-Louis Gonterre, sur les pas d’Ulysse, s’efface pour mieux viser l’extrême abondance des brassages des mondes et des idées à Cuba. Il jette l’ancre pour mieux écouter la voix d’êtres qui y vivent. C’est dans le discours, en effet, que se construit l’humain. Son film se prête à d’inépuisables relectures. Sa caméra saisit l’inattendu et le fortuit pour faire émerger des figures de la réalité. Le réalisateur, en subtil magicien de palpitations sensibles, revient plein d’espace et de temps avec la vision d’un pays dans la plénitude de la diversité de tous ses états, tant sociaux, politiques que légendaires et mythologiques. Un plaidoyer sans fard pour un futur avec avenir, sans jamais faire de pauvreté vertu. L’embarquement proposé pour cette île- dont les résidents comme tous les insulaires du monde rêvent d’en partir- appareille une lucidité sur les paradis d’ailleurs, qui ont souvent des goûts amers, pour éviter de tomber de Charybde en Scylla. Afin que le souffle dure.
Gilbert AUZIAS